Appel à communication : workshop Eunome au 18e colloque international d’études patristiques

CALL FOR PAPERS: Workshop on Eunomius’ Apologia apologiae at the XVIII International Conference on Patristic Studies (Oxford, 19-24 August, 2019)

In the Trinitarian debates of the fourth-century Eunomius of Cyzicus was the leading proponent of Heteroousian theology. The groundbreaking critical editions, English translations, and studies of R. P. Vaggione at the end of the 20th century built upon a previous generation of European scholarship on Eunomius and remain foundational. Scholarly interest in Eunomius continues, though in recent years mostly as a foil for the Cappadocian Fathers who rebutted his theology and refuted his primary works, the Apologia, the Apologia apologiae, and the Confessio fidei, as seen in the three Gregory of Nyssa Colloquia devoted to the three books of his Contra Eunomium (Pamplona, 1986; Olomouc, 2004; Leuven, 2010). It is high time to turn scholarly attention from those who responded to Eunomius to the writings and thought of Eunomius himself.

At the Oxford patristics conference we are planning a workshop that focuses on the Apologia apologiae, a work that Eunomius wrote during his exile in the 370s in response to Basil of Caesarea’s Contra Eunomium. It survives only in the extensive fragments preserved in the Contra Eunomium of Gregory of Nyssa and many unresolved textual issues continue to hamper the study of this work. The organizers of this workshop (Matthieu Cassin, Mark DelCogliano, and Andrew Radde-Gallwitz) are in the preliminary stages of producing a new critical edition of the fragments as well as an annotated English translation. In this workshop we hope to investigate the status quaestionis of the study of this text, with particular attention to the myriad text-critical, philological, rhetorical, historical, interpretive, philosophical, theological, etc. issues that continue to impact the study of the Apologia apologiae. We also hope to chart new ways forward toward a fuller appreciation and more accurate understanding of this important polemical work, inaugurating a new phase in the study of Eunomius.

We call for papers of 15-20 minutes (to be followed by 10-15 minutes of discussion). Presentations may be on any aspect of Eunomian studies but preference will be given to those that focus on the Apologia apologiae.

Please submit your abstract to eunomiusoxford2019@gmail.com by 31 October, 2018. (Please do not submit your abstract to the Oxford Patristics website.) Questions may be directed to the same e-mail address. The organizers will make a decision about which papers to include by 15 November, 2018. Those persons whose papers were not accepted would then be able to submit their proposals directly to the general Oxford call for papers and would have sufficient time to do so (the Oxford deadline is 31 December, 2018).

Communication au colloque Les études philoniennes : regard sur cinquante ans de recherche (1967-2017)

Jeudi 14 décembre, je présenterai une communication sur « Philon et Grégoire de Nysse : bilan historiographique et perspectives de recherche » dans le cadre du colloque Les études philoniennes : regard sur cinquante ans de recherche (1967-2017), organisé par Olivier Munnich et Sébastien Morlet en Sorbonne. Je tenterai d’y proposer une vue synoptique des études sur les rapports entre Grégoire de Nysse et Philon d’Alexandrie. Ces rapports ont souvent été rappelés, mais les conclusions sont souvent restées fluctuantes, en particulier sur le rôle d’éventuels intermédiaires, au premier rang desquels Origène.

En voici le résumé :

Dans sa contribution au colloque de 1966, Jean Daniélou avait cherché à démontrer que Grégoire de Nysse avait une connaissance directe de Philon, en s’appuyant sur les citations nominales (Contre Eunome) et l’usage des textes philoniens dans diverses œuvres nysséennes, en particulier le De hominis opificio ; d’autres œuvres étaient traitées plus rapidement (Sur la virginité, Vie de Moïse), parce qu’elles avaient fait l’objet d’études antérieures. Depuis lors, les contributions de David Runia (1992, 1993) ont fait avancer de manière significative la recherche en ce domaine, en corrigeant les traductions et les interprétations de J. Daniélou sur bien des points. Cependant, si la Vie de Moïse a bénéficié d’une étude dédiée aux rapports avec Philon (Geljon, 2002), c’est bien la seule œuvre nysséenne qui ait fait l’objet d’une telle enquête. Pour les autres écrits nysséens, il faut se contenter de confirmations ponctuelles.

Bulletin de Patrologie 2017 (RSPT)

Le prochain Bulletin de Patrologie de la Revue des sciences philosophiques et théologiques a été rendu au directeur de la revue et paraîtra dans le 3e fascicule du numéro 101, 2017. On y trouvera une recension des volumes listés ci-dessous (36 tomes). Je regrette une nouvelle fois que plusieurs livres demandés à des éditeurs italiens ne me soient pas parvenus. C’est aussi le cas, cette année, des livres demandés aux Oxford University Press et aux éditions Brill : cela conduit à donner une image déformée de la production scientifique, mais je ne peux recenser que les livres que je reçois d’une manière ou d’une autre.

Petite présentation du contenu du Bulletin de Patrologie 2017

Quelques statistiques : 22 livres concernent le domaine grec, 8 le domaine latin (on reconnaît bien les spécialités de l’auteur…) et 6 concernent les deux langues, et même au-delà. On compte 6 éditions de texte (véritables éditions critiques ou au moins texte revu), 9 traductions de textes déjà édités (avec ou sans le texte original). 8 volumes sont des ouvrages collectifs, ce qui est bien plus que l’objectif que je m’étais fixé de restreindre autant que possible la présentation de tels ouvrages. Il y a cependant d’assez bonnes raisons de déroger cette fois : 3 d’entre eux sont les premiers tomes d’une Histoire de la littérature grecque chrétienne ; un autre est le 6e tome du Dictionnaire des philosophes antiques, dont on sait l’importance.

Liste des ouvrages recensés dans le Bulletin de Patrologie 2017

Workshop : collections hagiographico-homilétiques

Hagiographico-homiletic collections in Greek, Latin and Oriental Manuscripts – Histories of Books and Text Transmission in a comparative perspective

Ce vendredi 23 juin, je présenterai une communication au workshop collections hagiographico-homilétiques, organisé au Centre for the Study of Manuscript Cultures, à Hambourg, par Caroline Macé et Jos Gippert. Elle portera sur le sujet suivant : Gregory of Nyssa’s Hagiographic Homilies: Authorial Tradition and Hagiographico-Homiletic Collections, a Comparison. J’y étudierai, à partir de trois exemples (Oratio funebris in Meletium [CPG 3180, BHG 1248], De s. Theodoro [CPG 3183, BHG 1760] and In s. Stephanum protomartyrem I [CPG 3186, BHG 1654]), le rôle comparé des traditions nysséennes et hagiographico-homilétiques dans l’histoire de la transmission des œuvres de Grégoire de Nysse.

Programme du colloque

Colloque Repenser l’œuvre antique. Textes à plusieurs mains et transmission plurielle

Colloque à Paris, 9-10 juin 2017

J’interviendrai samedi au colloque Repenser l’œuvre antique : texte à plusieurs mains et transmission plurielle, organisé par Arnaud Perrot et Meredith Danezan, avec une communication sur « Les Homélies sur le Notre Père de Grégoire de Nysse : transmission plurielle d’un texte unique ». Ma communication se situe dans le cadre de la préparation du colloque Grégoire de Nysse de septembre 2018 et dans les travaux préparatoires à l’édition et traduction des Homélies sur le Notre Père de Grégoire, à paraître dans la collection des Sources chrétiennes, en collaboration avec Christian Boudignon.

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Argumentaire du colloque Repenser  l’œuvre antique. Textes à plusieurs mains et transmission plurielle

On se fait du texte antique, tel qu’il est nous est transmis, une idée simple : il est la reproduction aussi fidèle que possible d’un archétype conçu par l’auteur. Lorsque nous lisons une œuvre antique, nous espérons, par une édition critique qui fait le départ entre la leçon fautive et la leçon d’auteur, lire le texte dans une version proche de celle qui avait été élaborée par le père de l’ouvrage. Les problèmes de la transmission des textes ne seraient que des accidents dans la vie du texte, qu’on les explique par la maladresse des copistes, par la dégradation du support matériel, par des lecteurs interventionnistes trahissant, à la marge, la vocation naturelle de la copie. Mais la transmission des textes antiques est bien plus complexe  que cela. Cette rencontre souhaite explorer la notion de tradition textuelle comme processus actif, qui remet en cause l’intégrité du texte, l’unicité de l’auteur et le caractère de paradigme normatif de l’œuvre reçue. La notion d’œuvre elle-même s’en trouve altérée, ou plutôt doit être repensée en termes de pluralité textuelle, qui n’est pas soluble dans un stemma codicum, en particulier pour les textes qui ont fait l’objet d’éditions multiples, de récritures, de réductions, d’amplifications, de raboutages, d’enrichissements successifs.

La question de l’édition de ces textes, et de la forme qu’une telle entreprise peut, ou doit prendre est posée : faut-il adopter une forme « diplomatique », qui risque d’unifier artificiellement le divers, ou juxtaposer des états textuels qui ont chacun leur valeur propre ? S’ils constituent un problème pour le philologue, ces types de texte n’en sont pas pour autant dépourvus d’intérêts, même littéraire. Il appartient à une nouvelle philologie d’apprécier le mouvement et l’écart entre les différentes traditions d’un texte, qui ne sont pas forcément des trahisons de son esprit, de mettre en évidence le rôle des éditeurs antiques dans ce processus, et de comprendre leur rapport au texte. Il convient également de voir comment, dans des genres différents, des phénomènes de tradition active peuvent s’exprimer.